:: SidE3ffect

Two Zero One One : The END

Bon, c'est la fin.

Je ne vais pas vous faire le coup des violents violons ni des lamentables larmes.

Que vais-je retenir de cette année ? Une nouvelle mission, de nouvelles personnes dans ma vie.

J'ai quand même vécu deux grands loupés (un pour la vie pro et un autre pour la vie perso) qui m'ont bien attristé. Deux épisodes possédant une conclusion malheureuse, un déroulement chaotique mais qui ne résument heureusement pas le reste de l'année.

Dans les très bonnes choses :

  • une remise en forme
  • un début de tentative de faire du théâtre
  • des nouvelles personnes que je découvre chaque jour et avec qui j'ai envie de partager encore beaucoup de belles choses.
Donc :
  • Un grand merci à toutes les personnes que j'ai rencontrées cette année et qui m'ont fait une petite place auprès d'elle.
  • Un grand respect à tous les amis qui sont encore là et avec qui j'ai partagé de belles soirées et beaucoup de bons moments.
  • Une pensée à toutes les personnes que je n'ai pas vues cette année avec beaucoup de regret, en espérant créer des occasions en 2012.

Les défis sont encore nombreux, mais j'ai le sentiment d'avoir relevé pas mal de challenges. J'ai un poids en moins sur le coeur et j'ai le sentiment d'avancer aujourd'hui sans entraves.
C'est avec beaucoup d'optimisme que j'envisage 2012 ;) .
Et à tout ceux qui passent par ici, je vous souhaite la réussite de tout ce que vous entreprendrez en 2012, à tous les niveaux.
champagne-toast.jpg

:: Think  

2011 vu de la Tematek

Alors, c'est la fin de l'année. Entre la buche, les chocolats et les marrons indigestes, on retrouve les meilleurs moments et les bilan de l'année écoulée (tout aussi indigestes).

Entre deux aspirines et pansements gastriques, voici une petite overview de ce que j'ai vu en 2011 (en espérant que ça passera mieux).

  • 57 films au cinéma
  • 6 jeux vidéo terminés
  • 5 livres (roman et bd)

Après, il y a eu les dvd/blu ray. Pas beaucoup de Série TV dans la liste hormis Big Bang Theory et Hero Corp qui restent bien drôles. Enfin j'ai redécouvert Engrenages, une très bonne série française.

Sinon, une petite sélection :

J'ai encore Deus Ex Human Revolution (un peu chiant sur la phase finale, passé la découverte du monde très riche), Batman Arckam City, Sonic Generations, Rayman Origins à finir, bien en évidence sur mon étagère.
J'ai préféré jouer à des jeux de niches que des grosses licences.

Cette année confirme la bonne forme des films anglais, vraiment innovants et allant loin sur des sujets difficiles (Shame, Neds, We need to talk about Kevin)

Le film de super héros est bien un genre sur-représenté, avec du bon (X men) et du moins bon (Green Lantern, Captain America). Les films d'auteur présentés à Cannes ont fait dans le super beau mais dont les propos m'ont paru abscons (Melancolia, The Tree of Life).

Les films français sont de très bonnes surprises (Intouchables, La guerre est déclarée, Polisse, De Bon Matin, the Artist)

Drive domine tout ce petit monde : MON film de l'année.

Drive

On en reparlera aussi au niveau musical ;)

:: Share  

Obsolescence Logicielle Programmée

Ca y est : Le début de la fin.

iPod-touch-menu_256.png

Mon iPod Touch durement acquis il y a quatre ans (voir Jacky's Touch) n'est plus qu'un baladeur numérique et une visionneuse de photo. 

Que lui est-il arrivé ? Ca fait bien longtemps que je m'étais fait une raison : Pas d'IOS4 et donc encore moins de la version 5, je n'éprouve pas besoin d'avoir le multitâche ou Siri. Mais la possibilité de visualiser plus simplement les morceaux, de créer des listes musicales à la volée, de ranger les applications par dossier ou de mettre un fond d'écran personnalisé (features présentes dans IOS4) auraient été sympa. Je ne pense pas que les limitations hardwares empêchent ces petites évolutions. Encore une fois, ce ne sont que des petits ajouts bien pratiques et ces manques n’entachent en rien mon expérience sur le baladeur de la pomme.

En revanche, depuis peu, plusieurs applications (dont Twitter) refusent de se mettre à jour sur mon OS (le fameux 3.1.3). Le navigateur (Safari mobile) n'est pas non plus à jour, ce qui est gênant sur certains sites en HTML5 et CSS3. Sans le navigateur, sans certaines applications incontournables, pire sans certains jeux, les promesses, de l'appareil multimédia qu'est l'Ipod Touch que j'ai acheté, sont en train de disparaître.

Vous allez me dire 4 ans, c'est long dans la vie informatique et il est normal qu'aujourd'hui mon appareil soit obsolète.

Mais maintenant que ses limitations logicielles sont arrivées, j'ai peur pour l'avenir.

Si j'ai pu faire sans le bluetooth, "Facetime" et les améliorations matérielles, c'est parce qu'il est devenu mon fidèle compagnon musical de transport et il me permet de garder sur moi les souvenirs photographiques de mes voyages.

Si je prends soin de mes appareils, qu'aucune rayure n'a touché mon écran en 4 ans, la batterie sera, je pense, le talon d’Achille de mon compagnon. Et je redoute le jour où l'obsolescence matérielle programmée prendra le dessus. Ce sera un jour gris, funeste, où une petite boîte l'enverra vers le service "recyclage des batteries" d'Apple. Et mes larmes ne pourront rien changer.

Mais d'ici là, c'est à coup de BO de Drive 

kavinsky.jpg

et de Scratch Massive

scratchmassive.jpg

qu'il va me murmurer dans le creux de l'oreille, que je vais écouter son dernier souffle.

:: Listen  

Le débat en dehors du débat

A la base, il y a ceci :

Pour ceux qui n'ont pas vu, je vous laisse regarder la vidéo.

Après, ce que j'ai compris : Caroline Speller et Julien Chieze disent qu'ils ne se sentent pas journalistes (à titre très personnels) parce qu'ils vivent leur métier au milieu de leur activité culturelle préférée (je ne veux pas dire "passion" car ça irrite visiblement).

Ils trouvent que le métier de journaliste dans ces conditions ne semblent pas aussi dur qu'un correspondant de guerre.

Sur twitter, certains en sont restés là, y ont projeté leur vision du journalisme, très sérieuse mais tout aussi respectable. Ca les a blessé visiblement.

Par la suite, il y a des propos un peu malheureux de Julien qui, peut être pour faire vivre le débat lance que le journalisme à une forme plus figée, plus blasée, plus basée sur des techniques rédactionnelles issues de la presse papier traditionnelle. 

Là aussi ça peut fâcher, je pense.

Débat, est-ce le bon mot ?

Mais, au delà des intervenants (finalement pas du tout opposés), des phrases qui peuvent blesser et de la forme (10 min, 4 intervenants c'est peu), c'est le débat en lui même qui est maladroit. Doit-on opposer les bloggueurs, les "journalistes" (ou les rédactions professionnelles pour ne pas parler de personnes mais de mode de travail)? Si Julien et Marcus s'étaient lancés dans le jeu vidéo aujourd'hui, auraient-ils blogué pour parler du jeu vidéo ? Auraient-ils fait des études poussées pour obtenir une carte de presse dans un métier qui s'est professionnalisé et rationalisé ?

Aujourd'hui, on a les moyens de s'exprimer et de partager facilement une opinion et un avis (la preuve). Au début du jeu vidéo, il n'y avait rien de cela.

Je pense qu'il n'y a pas qu'une seule façon de faire un article, un test, de donner un angle et de faire partager une vision. On peut y mettre de beaucoup d'affectif ou rester très pragmatique ou trouver un équilibre entre ces deux extrêmes (lu dans un bouquin de content management). Et il n'y a pas qu'un type de public. Certains recherchent la proximité des journalistes d'autres un avis d'expert. Et que l'on soit un blog, un site professionnel, c'est la diversité des tons qui fait l'intérêt d'internet. Mais garder l'esprit ouvert, ce n'est pas évident. Surtout lorsque l'on sait que l'être humain aime, par nature, être rassuré dans sa vision des choses (voir l'édito très juste de Rahan sur Gameblog http://www.gameblog.fr/chronique_371_edito-12-tous-biaises

Tout le monde attendait quelque chose de différent à l'issue de ce débat. J'ai lu que certains souhaitaient que l'on parle de la difficulté d'être journaliste dans le milieu aujourd'hui. D'autres de la difficulté d'être blogueur. Mais la maladresse la plus flagrante de ces 10 min, c'est de vouloir, à tout prix, les opposer.

Fission mailed

C'est sans doute vrai que c'est difficile, aujourd'hui. Pour tout le monde. 

La presse est-elle à l'image du jeu vidéo ? où l'on doit opposer la liberté des concepts des jeux indé (blog) au formalisme calibré, "marketté" et efficace des productions AAA (site pro) ? 

Cette mutation du milieu tout entier est déconcertante pour beaucoup. On retrouve cette perte de repères aussi dans "la presse" (numérique et papier). D'un milieu de passionnés, on est arrivé à un business. D'une sous-culture pour gamin il y a moins de 30 ans, on se retrouve à voir des expositions dans des musées prestigieux aujourd'hui. Il a fallu plus de temps au cinéma pour accomplir cette évolution.

Les débats récents sur "comment parler du jeu vidéo aujourd'hui" se résument souvent aux clichés : 

  • Le blogueur "pique assiette", qui va aux soirées "éditeurs", choppe un jeu gratuit, fait une review de trois lignes et revend son jeu sur un site d'occase
  • Le journaliste analytique qui fait une review froide en comptant le nombre de polygones, la puissance du CPU et du GPU utilisées par les développeurs
Il y aura toujours des gens qui profitent d'un système. L'industrie (oui maintenant, c'est une industrie) du jeu vidéo brasse beaucoup d'argent. Ca aiguise les appétits de personnes mal intentionnées ou de celles qui s'aventurent vers le monde vidéoludique pour de mauvaises raisons.
On ne retient que ces cas. On préfère se rappeler à la fin de la journée du bouchon/de la grève qui nous à mis en retard que de la personne qui nous a tenu la porte avec gentillesse. On finit par douter de la sincérité des autres.
Après on n'est pas dans le monde des bizounours et il y a peut être d'autres contentieux qui opposent Julien//Caroline et la rédaction de JVN (Rodolphe) (voir les twitter plus bas).

"On ne t'a rien demandé !"

C'est vrai. En plus je ne connais pas (et ne connaîtrai jamais) tous les tenants et les aboutissants de cette histoire.

Si je poste aujourd'hui, c'est parce que j'ai été ému de voir cette déchirure dans ma timeline twitter. De voir des mots très vifs entre plusieurs personnes dont j'apprécie les qualités.

Je ne suis pas là non plus pour faire de la conciliation. Je tenais, peut être à comprendre comment une émission sur une chaîne de jeu vidéo pouvait créer de telles tensions. Alors qu'à mon sens, c'est le sujet du débat et le traitement qui est maladroit.

Comment parler du jeu vidéo aujourd'hui, entre passion et business, est un sujet bien trop large pour le résumer à Journalistes vs Blogueurs. Il y a surement d'autres lieux et d'autres moyens de partager que 10 min sur Gameone ou en n*140 signes.

Personnellement, j'ai beaucoup de plaisir à lire les articles d'IG (pour le papier), de Gameblog, de Gamekult, de Xbox Mag et récemment de blogs de Junkflood, WireJess, Moossye et Spry (que j'ai croisé sur le live à l'époque du Forum Xbox Player). C'est la différence des points de vue qui me fait aimer le jeu vidéo. 

Car malgré ce que j'ai pu lire récemment, c'est un média finalement très fédérateur. Ca me plait de jouer en Coop à RE5 avec mon père et ma soeur, ça me plait de retrouver mes amis à l'autre bout de la terre pour faire des sonic boom, de me retrouver à chanter du yaourt dans un micro après un bon repas dans une bonne auberge, de pleurer seul en actionnant la gachette pointée sur celle qui m'a tout appris.

Pendant ce temps, la pluie est tombée...


Pour ce billet, les lecteurs de twitter peuvent suivre :

Les participants au débat : @Piti_Fee, @JulienChieze, @Marcuszeboulet

les réactions vives :  @ManuJVN, @RodolpheDonain, @W_Chloe

Gameblog : @_RaHaN_

Les blogueurs :  @Moossye, @Wirejess, @Salomettte, @Sprykritic

:: Think  

- page 1 de 38